l'état de la filiaire textile Frane

Contenu de l'article C’était trop beau !

Quand Frip’So (département textile de l’Arru) a ouvert la deuxième boutique à Montaren, nous avons profité de l’occasion pour faire installer une borne du Relais (opérateur industriel basé à Avignon maîtrisant toute la chaîne de la valorisation textile en France, de la collecte au réemploi / recyclage.)
Ainsi l’Arru n’avait plus à faire d’incessants et fatigants allers/retours à la déchetterie pour évacuer et valoriser le surplus d’apports consciencieusement triés par notre équipe 
Ceux que nous ne vendons pas : linge de maison synthétique, vêtements enfants…
Les apports, troués, tachés, aux fermetures éclair cassées, ou vraiment trop abimés pour être revendus dans nos deux espaces de ventes.
Chaque semaine le Relais venait vider la borne, nos sacs de rebus partaient vers de nouvelles aventures ….
Et patatras la nouvelle est tombée il y a peu, l’entreprise le Relais ne viendra plus relever notre borne, qui sera même enlevé le 29 mars….c’était trop beau !
Et maintenant ?
Plus de lieu pour stocker nos rebus, et surtout où et comment les évacuer ?
Comme avant nous direz-vous ! Vous chargerez vos petites voitures et vous irez les délester dans la déchetterie la plus proche !
Oui mais non ! car entre ce temps passé et aujourd’hui l’intensité des apports et celui de nos rebus a plus qu’augmenté. Deux lieux de vente, donc deux lieux d’apports donc plus d’apports et plus de rebus ! Eliminer nos rebus dans la déchetterie de notre territoire, celle de Vallabrix, risque de saturer les bornes situées là et nous devrons déposer nos rebus dans la zone des encombrants, déchets qui sont destinés à être brulés !! Pas vraiment terrible comme solution ! Pas vraiment écolo !
Ce partenariat gagnant/gagnant avec le relais disparaissant notre recyclerie va devoir faire face à une véritable problématique ! Que faire de tous ces vêtements, chaussures, linge de maison impropres à la vente de seconde main ?
L’industrie du textile, particulièrement la fast fashion (Shein, Temu, Zara, HetM….) est un drame social, sanitaire et environnemental, elle surproduit  (environ 100 milliards de vêtements sont vendus par an), une quantité astronomique de vêtements de très mauvaise qualité dont on ne sait plus quoi faire, car la plupart sont fabriqués à base de plastic (de pétrole donc) qui n’est pas recyclable!!!
Cela déborde d’absolument partout, toutes les filières débordent de textile qui finissent leur route encore trop souvent sur les plages africaines (celles du Gana particulièrement). Partout la roue est coincée, cette surproduction massive et d’épouvantable qualité a fait dérailler le système achat/don/réemploi…..ce système est grippé, voir à l’arrêt !
Que faire pour stopper cet enfer ?
Evidemment consommer moins, beaucoup, beaucoup, beaucoup moins de vêtements neufs, ensuite les conserver le plus longtemps possible grâce à un entretien soigneux, éventuellement les réparer ou les faire réparer quand cela est possible. Consommer moins, mais mieux comme pour tout le reste, en finir avec l’obsolescence programmée de nos biens de consommation, acheter de secondes mains….
Hélas nous n’avons aucune solution miracle, mais plutôt des problématiques à régler.
Ce retrait de la borne va se traduire par davantage de manutention, davantage de travail, davantage de fatigue pour les bénévoles et les salariés.

Chers adhérents, venez consommer davantage des vêtements à l’Arru, ils sont très soigneusement sélectionnés par une formidable équipe qui sera ravie de vous accueillir place de la liberté à Saint Quentin la poterie ou à Montaren.

Si le sujet vous intéresse vous trouverez là le lien vers un article très complet rédigé par Oxam France sur les impacts de l’industrie de la mode.
L'impact de la mode : les conséquences de la fast-fashion
Nom, prénom ou speudo Christine
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Pour le n° de : mars26

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